Pourquoi je n’utilise pas ChatGPT
En tant qu’enseignante-chercheuse en informatique, j’ai lu l’article fondateur On the Dangers of Stochastic Parrots: Can Language Models Be Too Big?1 en 2021. Tous les effets négatifs observés des grands modèles de langage et des IAs génératives sont annoncés dans cet article, comme le dit d’ailleurs l’une des autrices dans un entretien récent. Quand j’ai été confrontée personnellement à des textes rendus par des étudiant·es et écrits par ChatGPT, dès janvier 2023, ma méfiance a priori pour cette branche du numérique a commencé à s’incarner dans l’expérience personnelle. Depuis j’accumule des articles et des prises de position sur ce phénomène, mais je n’ai jamais été tentée d’essayer moi-même. Avant de faire un tour d’horizon des divers arguments qui m’ont fait refuser absolument l’usage — et critiquer vertement le développement — des IAs génératives en tout genre, que ce soit dans l’enseignement supérieur ou ailleurs, précisons un peu le sujet.